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Historique
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Les deux institutions, présentes depuis des décennies dans le paysage hospitalier de la région Mons-Borinage, ont uni leurs efforts pour assurer un meilleur service à la population et apporter une réponse adéquate à un légitime souci de qualité.
Chaque hôpital a sa propre histoire qui vous est détaillée rapidement ci-dessous.
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La Clinique Saint-Joseph
1518 : L´Hôpital Saint-Nicolas était desservi par des sœurs d´un ordre particulier qui portaient comme costume un manteau blanc avec une crosse sur le mantelet. Les sœurs sont renvoyées de l´hôpital et remplacées par d´autres séculières envoyées de la maison de la Madeleine en la ville d´Ath, les Sœurs Augustines. Une règle et des statuts furent établis par le magistrat qui était maître de l´hôpital et approuvés par Monseigneur Brisselot, Archevêque d´Arborence suffragant Guillaume de Croy, Evêque de Cambrai. Les sœurs étaient au nombre de 25. Ces religieuses ne faisaient pas de vœux, c´est pourquoi elles étaient libres de partir et de se marier. L´hôpital se trouvait à la Rue d´Havré, au-dessus de l´Eglise Saint-Nicolas.
1550 : On bâtit un dortoir pour les malades qui contenait 36 lits.
1876 : Un nouvel hôpital ayant été construit par les hospices de Mons, les sœurs y furent transférées au nombre de 13.
1896 : Les sœurs font l´acquisition d´une maison sise à l´angle de la Rue des Arbalestriers et de l´Avenue Reine Astrid.
1897 : Une maison adjacente fut de nouveau acquise afin de créer une clinique avec l´appui du Docteur Dufrasne, les sœurs continuant encore pendant un certain temps à desservir l´hôpital civil.
1935 : Les Sœurs Augustines trop peu nombreuses à la Clinique Saint-Joseph demandèrent aux Sœurs de Bonne Espérance de pouvoir s´unir. De nouveaux travaux furent réalisés pour agrandir la clinique.
1936 : La clinique ouvrit ses portes aux nouveaux patients. Ensuite, on transforma les greniers du second étage en chambres communes.
1940 : Les bombardements étaient intenses à Mons. La Clinique de Pont Canal étant livrée aux besoins de l´armée occupante, les chirurgiens sollicitent les sœurs pour être accueillis dans l´établissement réservé aux civils, afin de continuer leur métier. La clinique s´est donnée à tous, ne voulant refuser personne pour le plus grand bien des malades et des médecins.
1946 : Un réel agrandissement s´avère utile. Il fallut prendre une bonne partie du jardin et la buanderie fut rasée afin de commencer les fondations.
1948 : Il fut construit 2 étages : une salle de stérilisation, des chambres particulières et des chambres communes. Au rez-de-chaussée, on installa le service de radiographie et de physiothérapie.
1954 : Vu l´affluence de patients, il fallut songer à agrandir la clinique une fois de plus. Un centre médical fut ouvert afin d´y accueillir différentes consultations pour aider les mutualités chrétiennes. Ce service ayant pris rapidement de l´ampleur, les sœurs achetèrent une propriété située au 1, Place de Flandre.
1955 : Le permis de bâtir est refusé le 18 avril 1955. Entre-temps, une maternité est créée dans le bâtiment ARA. La communauté comprenait au 31 décembre, 20 religieuses affectées dans les différents services de la clinique.
1956 : La direction reçoit enfin le permis de bâtir et les travaux commencent.
1957 : Le 2 février, Monseigneur Himmer, Evêque de Tournai bénissait officiellement la nouvelle clinique. Deux jours plus tard, s´ouvrait le nouveau centre médical. Le 21 février, la nouvelle maternité accueillait les premières futures mamans et la nouvelle pédiatrie ouvrait elle aussi ses portes.
1958 : Tous les bâtiments étaient terminés, les chirurgiens commençaient leurs premières opérations qui allaient se succéder à un rythme de plus en plus grand. Les bâtiments de l´ancienne clinique étaient réservés aux services de médecine interne, orthopédie, kinésithérapie, radiologie.
1975 : Pose de la première pierre pour la construction de la tour (bâtiment central) qui se compose de 7 étages. La direction a le souci de développer la clinique dans des techniques et une médecine de pointe.
1980 : En juillet, le bâtiment de la tour fut enfin terminé et put accueillir les patients, les médecins et le personnel.
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Clinique Saint-Joseph 1954

Salle d´accouchement - 1955

Salle d´opération - 1958
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L´Hôpital de Warquignies
S´il porte le nom de la petite localité aujourd´hui intégrée dans l´entité de Colfontaine, l´Hôpital de Warquignies est en fait situé sur le territoire de la commune de Boussu. Il est d´ailleurs également connu sous le nom d´IMC Boussu (Institut médico-chirurgical). Quoi qu´il en soit son histoire est indissolublement liée à celle du Borinage qui l´a vu naître en 1926.
Sa création
Depuis le début du siècle, depuis 1905 plus précisément, la Caisse Commune des Charbonnages du Couchant de Mons désirait créer un hôpital pour soigner les ouvriers blessés dans les accidents de travail survenus dans les mines boraines : à l´époque, ils étaient pris en charge par les dispensaires des charbonnages. La première guerre mondiale avait cependant retardé les projets charbonniers : l´hôpital ne devait ouvrir ses portes qu´en 1926.
Son développement
A l´époque, il pouvait accueillir 110 patients, et ses lits furent donc entre autres occupés par les victimes des grandes catastrophes boraines de l´entre-deux-guerres : le Fief de Lambrechies, le Grand Trait, Marcasse, l´Agrappe. Au fil du temps, l´hôpital se développa avec notamment l´ouverture de la maternité (durant la seconde guerre mondiale) et du centre de réadaptation. Tout en se dotant progressivement des différents services que l´on trouve dans les autres établissements hospitaliers (chirurgie, médecine interne, gériatrie, ...), l´institution a cependant toujours conservé certaines spécialités propres à son terreau d´origine comme la pneumologie.
Son rachat
Vinrent les années soixante et avec elles la fin des charbonnages borains. La Caisse Commune des Charbonnages du Couchant de Mons décida de vendre son hôpital : il fut racheté par des médecins de l´établissement. Les nouveaux propriétaires entamèrent alors assez rapidement des travaux importants et c´est ainsi que plusieurs ailes supplémentaires furent construites. La dernière en date a été inaugurée en juin 1993 et elle a coûté quelques deux cents millions de francs belges (5 millions d´Euros). C´est un bâtiment de six étages qui abrite la médecine interne et la gériatrie ainsi que l´imagerie médicale : son objectif n´était pas d´augmenter le nombre de lits (290 à l´époque), mais bien d´améliorer l´organisation et le fonctionnement des services.
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Hôpital de Warquignies 1942

Salle d´accouchement - 1943

Salle d´opération - 1943
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Le rapprochement
1995 – 1996 : Warquignies et Saint-Joseph se donnent la main
Nous sommes à la fin de l´année 1994, un an après l´inauguration des ailes de médecine interne et de gériatrie.
L´hôpital de Warquignies cherche à vendre certains de ses lits. Au même moment la Clinique Saint-Joseph de Mons souhaite, elle, en acheter pour faire face à l´augmentation sans cesse croissante de ses activités. Les premiers contacts sont pourtant infructueux ; c´est ainsi que 25 lits quittent la région du Borinage pour aller augmenter les lits des hôpitaux du CHU de Liège et de Mont Godinne. Mais, les échanges se poursuivent malgré tout et c´est ainsi que des contacts se nouent entre
l´asbl Clinique Saint-Joseph, issue de la congrégation religieuse des Sœurs de la Charité de Notre-Dame de Bonne Espérance à Binche, et l´asbl Hôpital de Warquignies.
Ces conversations débouchent sur une idée de rapprochement, que les deux parties concrétisent dans un protocole de pré-accord.
Deux asbl, deux hôpitaux, une gestion
Le 11 septembre 1995, les deux asbl se donne exactement les mêmes membres associés, tout en demeurant juridiquement des entités distinctes.
Les deux hôpitaux subsistent, chacun conservant son numéro d´agrément. La gestion des deux établissements est progressivement uniformisée sous la houlette d´un pouvoir organisateur identique.
Un groupement hospitalier en né : les autorités de tutelle le reconnaissent officiellement le 15 février 1996.
Le mariage
1er janvier 1997 : un seul hôpital, une seule gestion, deux sites.
L´objectif clairement poursuivi par le pouvoir organisateur est de maintenir toutes les activités médicales et tous les services sur les deux sites et même d´y développer certaines techniques spéciales.
Le nouveau groupe prend le nom de :
CENTRE HOSPITALIER REGIONAL
Clinique Saint-Joseph - Hôpital de Warquignies.
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Site de Mons - 2000

Site de Boussu - 2000
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